Lettre aux donateurs de Jérémie

Jérémie est originaire du Gabon. Après un parcours brillant dans le Management des Organisations, il est accepté à NEOMA.

L'école étant jugée trop coûteuse, il perd les bourses attribuées par son pays d'origine. Grâce à ses donateurs, Jérémie a tout de même pu réaliser son rêve et achever sa formation. Témoignage.

"Chers donateurs,

Je m’appelle Jérémie et je suis originaire du Gabon. Après l’obtention de mon bac en 2016, je suis arrivé en France pour intégrer une licence en Management des Organisations à l’Université de Reims Champagne Ardenne. Puis, après une année de césure à Cambridge, j’ai rejoint le Programme Grande École de NEOMA via le concours Tremplin 2.

Les dimensions internationale et entrepreneuriale de NEOMA sont les deux aspects qui m’ont le plus attiré et c’est pour cette raison qu’elle était mon premier choix. En intégrant l’Ecole, je savais que j’aurais l’opportunité de me confronter à un environnement multiculturel et aussi de me professionnaliser grâce aux nombreux stages à effectuer pendant la formation.

Depuis 3 ans, je n’ai pas été déçu par les enseignements proposés. J’ai pu réaliser un échange académique en Suisse dans la ville de Lucerne durant lequel mon niveau d’anglais a fortement progressé. NEOMA m’a également proposé de de nombreuses offres de stage grâce au site Jobteaser.

En intégrant NEOMA, j’ai perdu la bourse qui m’avait été accordée par mon pays d’origine pendant mes années à l’université. En effet, les frais de mon nouvel établissement d’accueil ont été jugés trop élevés et ma bourse m’a été retirée. L’Agence National des Bourses du Gabon pendant mes années à l’université m’avait permis de régler ma scolarité dans son intégralité et m’octroyait également des virements mensuels. Suite à cette décision, un autre rythme de vie a dû être trouvé rapidement, car je n’y étais pas préparé.

Pour m’acquitter de ma scolarité, j’ai dû faire un prêt bancaire, mais compte tenu du taux d’endettement de mon garant, je n’ai pu emprunter que le montant exact de la scolarité de la première année.

Je me suis tourné vers le CROUS qui m’a expliqué qu’en tant qu’étudiant étranger et n’étant rattaché à aucun foyer fiscal, je ne pouvais bénéficier d’une bourse.

Pendant longtemps, j’ai pensé ne pas pouvoir terminer ma dernière année de MSc. Puis, j’ai découvert cette célèbre phrase de Delphine Manceau : « Aucun étudiant ne devrait renoncer à NEOMA pour des raisons financières ». Alors, j’ai eu la conviction que l’École ne m’abandonnerait pas. C’est ainsi que j’ai bénéficié du soutien de la Fondation durant cette période difficile.

La France est la première destination des étudiants quittant le Gabon. Grâce aux connaissances acquises aujourd’hui, je souhaite créer une agence dans mon pays d’origine. Elle permettrait aux nouveaux étudiants souhaitant s’installer en France de trouver plus facilement un logement avant leur arrivée sur le territoire français, car très souvent, les nouveaux étudiants arrivent sans logement et peuvent mettre des mois à en trouver (certains d’entre eux sont parfois obligés de vivre à l’hôtel).

Je remercie tous les donateurs dont le soutien a été inestimable pendant cette période, une aide qui m’a permis de me concentrer sur ma dernière année d’études.

Jérémie